
Suite au vol de données intervenu à la DGFiP, la Directrice générale a reçu l’ensemble des organisations syndicales en visioconférence le 18 août.
Des mesures d’urgence ont été prises pour sécuriser l’accès à notre réseau. L’accès au PIGP a été coupé, sans doute pour une période prolongée et en tout cas tant que cet accès ne sera pas mieux sécurisé. D’autres accès permettant à des partenaires extérieurs d’accéder à certaines applications ont également été coupés.
Deux autres mesures ont été annoncées : la réinitialisation de tous les mots de passe des agents et de la double authentification des comptes particuliers sur impots.gouv.fr.
A ce stade des investigations la DGFiP estime que les fuites concernent environ 350000 particuliers et 250000 professionnels. Concernant la fuite de données sur le cadastre, la DGFiP estime que cela concerne environ 1,8 millions de personnes mais qu’il y a beaucoup de doublons. Concernant les successions vacantes, la faille n’a été découverte que le 17 août et la direction générale n’était pas encore en capacité de donner l’ampleur des données impactées.
La Directrice générale a indiqué que des premiers éléments avaient été donnés aux centres de contact qui sont en première ligne pour répondre aux questions des usagers. Ces informations sont mises à jour régulièrement.
Même si nous savons qu’en matière de piratage informatique le risque zéro n’existe pas, nous avons fait remarquer que les investissements en cybersécurité n’avaient pas été la priorité ces dernières années. Peut être la DGFiP a-t-elle été trop confiante dans sa capacité à bloquer les attaques des pirates informatiques.
Maintenant que le mal est fait, l’UNSA DGFiP demande que les investissements nécessaires soient réalisés afin que nos concitoyens soient assurés que les données sensibles que nous traitons disposent d’une sécurité à l’état de l’art.
Pour les usagers qui ont vus certaines de leurs données volées, nous demandons qu’ils bénéficient d’un traitement différencié et privilégié.
Pour les agents qui ont vus leur identité et leurs coordonnées téléphoniques dévoilées, nous demandons un accompagnement spécifique et la protection fonctionnelle si des suites préjudiciables venaient à se produire.
La direction générale va devoir travailler à restaurer la confiance auprès des citoyens. C’est un enjeu majeur surtout dans une période où le consentement à l’impôt est de plus en plus discuté.
Aujourd’hui, certains collègues, suite à cette affaire, se font insulter sur les réseaux sociaux ou à l’accueil. C’est inacceptable ! Nous demandons la plus grande fermeté dans le traitement de ces situations.
L’UNSA DGFiP tient à apporter son soutien à l’ensemble des agents des services informatiques qui sont fortement sollicités ces derniers jours. Ils ne sont nullement responsables de cette situation qui découle directement des choix politiques et budgétaires qui ont été faits et que nos parlementaires et nos gouvernants doivent maintenant assumer.