Vous avez tous et toutes constaté l’augmentation des prix de la restauration dans les cantines et restaurants administratifs du ministère.
Dans cette période de disette salariale reconduite d’année en année, toute augmentation des frais liés à la vie professionnelle, y compris la restauration sur le lieu de travail, est inacceptable !
La restauration collective est un pilier de l’Action Sociale, un outil essentiel de cohésion, et un levier concret de pouvoir d’achat pour les agents de notre ministère. Pour de nombreux collègues, la cantine permet de prendre un repas équilibré.
Toucher à la restauration, c’est attaquer directement le quotidien et le niveau de vie des agents !
La restauration n’est pas une variable d’ajustement budgétaire, mais un droit social fondamental !
La restauration, c’est quoi ?
La restauration collective :
• l’ASFR (AGRAF) pour les services centraux de Bercy, Paris et certains sites en banlieue,
• les REFI (restaurants financiers),
• les RIA (restaurants inter-administratifs),
• les restaurants conventionnés.
En résumé, tous les lieux qui accueillent quotidiennement les agents.
Les titres-restaurant :
• d’une valeur faciale de 6 €,
• attribués lorsqu’aucune solution de restauration collective n’est proposée.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes
En 2026, la restauration collective et les dispositifs associés représenteront 53 % du budget de l’Action sociale, contre 40 % en 2019.
Oui, les denrées alimentaires ont augmenté,
Oui, les coûts des fluides (gaz, électricité…) ont explosé.
Mais ces augmentations ne doivent pas être supportées intégralement par les agents !
Des augmentations inacceptables !
La Fédération UNSA entend les contraintes budgétaires, mais refuse que ces hausses soient supportées uniquement par les agents.
Dès à présent, nous avons des remontées d’augmentations scandaleuses en 2026 :
• À l’ASFR, le petit pain est désormais facturé 0,20 € depuis le 2 janvier 2026, alors qu’il était gratuit auparavant.
Sans compter un reste à charge en forte hausse, variable selon les catégories d’agents.
• À Marseille, le prix du repas augmente de 1 € après subventions pour les agents de catégorie C, les catégories B et A subissent des hausses encore plus importantes !
• Dans les aéroports franciliens, le prix augmente de 0,55 € par repas pour nos collègues douaniers.
La position de l’UNSA est claire :
Alors que le gouvernement oppose une fin de non-recevoir à nos demandes de négociations salariales, la Fédération UNSA Finances s’oppose fermement à ces augmentations qui affaiblissent encore davantage le pouvoir d’achat de nos collègues. Les traitements stagnent, les primes n’augmentent pas, et depuis 10 ans c’est une baisse du pouvoir d’achat de 20 % ( Hors GVT). Et nous ne l’acceptons pas !
Voici les revendications que nous porterons lors des prochains rendez-vous avec le ministère :
1) La fin des inégalités et de la complexité des tarifs qui créent des injustices entre les agents selon leur situation géographique et l'offre de restauration.
2) Une tarification au plateau (1 plat + 2 périphériques) plutôt qu’une tarification au plat : l’Action sociale doit garantir un repas équilibré, sain et accessible à tous à moindre coût.
3) L’élargissement de la prestation interministérielle de participation jusqu’à l’indice 610 (contre 540 actuellement).
4) Pour les titres-restaurant, nous exigeons :
Une valeur faciale portée à 10 € (au lieu de 6 €) et une prise en charge à 60 % par l’employeur (contre 50 % actuellement).
La restauration est un droit social, pas une charge à réduire.
L’UNSA Finances continuera à se battre pour une Action Sociale juste, solidaire et respectueuse des agents.
Aux Finances, Mon choix c’est l’UNSA