La Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) a décidé, sans concertation ni étude d’impact, de supprimer progressivement les paiements par chèque et TIP (Titre Interbancaire de Paiement).
Sous prétexte de rentabilité, cette réforme brutale menace :
Les usagers, notamment les plus éloignés du numérique, par exemple les personnes âgées,
Les missions de service public, déjà fragilisées.
Les conditions de travail des agents, déjà sous tension.
Pour les usagers : Un service public à deux vitesses
- 35 millions de paiements par chèque/TIP sont encore effectués chaque année, dont 10 millions traités manuellement.
- Les populations les plus précaires, celles qui n’ont pas accès aux solutions dématérialisées, seront exclues du service public.
Pour les agents : Une charge de travail qui risque de leur être imputée lors de la suppression du traitement « industriel »
Dès 2026, la DGFiP va accélérer la suppression des chèques/TIP :
- Arrêt des nouvelles adhésions à l’encaissement industriel.
- Retrait des talons chèque/TIP sur tous les avis (amendes, factures Hélios…).
- Suppression des centres d’encaissement et fin du traitement externalisé en 2027.
Résultats prévisibles :
- Augmentation du traitement manuel des chèques, déjà 3 à 8 fois plus coûteux que le traitement industriel.
- Report de la charge sur les services locaux, déjà en sous-effectif : SPL, Amendes, SIP, SIE, Enregistrement.
- Risque de tensions accrues dans les accueils.
L’UNSA Finances exige :
Un moratoire immédiat sur cette réforme.
Une vraie concertation avec les agents et les usagers.
Des moyens humains et techniques pour garantir un service public de qualité.
Le maintien des solutions de paiement accessibles à tous.